Tu mourras moins bête T1 – Marion Montaigne

tumourrasmoinsbete_marion montaigneTu mourras moins bête, T1 : La Science, c’est pas du cinéma !, Marion Montaigne

Éd. Ankama

316 p.

★★★★★

Je connaissais le travail de Marion Montaigne grâce à son blog Tu mourras moins bête . J’adorais y passer car à chaque fois que c’était le cas, j’étais sûre de trouver quelque chose de drôle et de très intéressant. Parce que le point fort de sa bande dessinée, c’est le savoir scientifique qui en ressort. Et on n’est pas obligé d’être un intellectuel pour savourer son travail ! Ce sont effectivement des explications abordables par tous, même pour la plus nulle en sciences que je suis.

Chaque explication débute avec une petite carte postale originale adressée au professeur Moustache par une personne lambda. Elle permet d’introduire le sujet de la réflexion puisqu’elle contient la question à laquelle le professeur tâchera de répondre.

Le livre se découpe en trois chapitres thématiques : Action, Science-fiction et Séries TV.

Marion Montaigne prend comme exemples des idées tirés d’œuvres de fiction qui, dans les films ou séries télé, sont totalement concevables. Je peux citer : l’utilisation d’un sabre laser, la cryogénisation ou même visiter le centre de la Terre. Mais transposés dans la réalité, c’est une tout autre histoire ! J’ai beaucoup apprécié découvrir les conséquences réelles et les situations incongrues dans lesquelles elles pouvaient nous amener. Aussi, on retrouve d’autres explications diverses mais toujours en rapport avec la science.

Le style de dessin est particulier, libre à chacun de l’apprécier ou non. Pour ma part, je trouve que ça colle parfaitement au ton décalé (surtout de l’humour noir !) du livre. Les explications sont claires et précises. Et je dois dire que j’adore le professeur Moustache !

Tu mourras moins bête est une bande dessinée qui se veut instructive, drôle et accessible à tous.

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« La Fille du professeur », une histoire d’amour à des années lumières – Joann Sfar & Emmanuel Guibert)

lafilleduprofesseurLa Fille du professeur, Joann Sfar et Emmanuel Guibert

Éd. Dupuis (Humour libre)

60 p.

★★

Cette bande dessinée était dans ma liste de souhaits depuis bien longtemps. Le résumé me plaisait beaucoup et l’histoire avait l’air très charmante. Disons que ce n’était pas vraiment une lecture urgente et c’est pour cela que je l’ai laissée de côté. Et puis quelle surprise lorsque je l’ai vu dans un bac à la bibliothèque ! Certes ce n’était pas l’édition que je connaissais mais qu’importe, je l’ai quand même prise.

Dans l’Angleterre du début XXe siècle, on découvre une histoire d’amour entre une demoiselle anglaise et une momie venant tout droit d’Égypte. Très surprenant et original ! Malgré les trente siècles qui les séparent, les deux personnes s’aiment. Mais tout le monde n’est pas de leur avis et encore moins celui du père de la jeune femme qui est également le propriétaire de la fameuse momie.

Et bien, je m’attendais à une belle histoire douce et touchante mais quelle déception ça a été ! J’ai eu la désagréable sensation de doute dès les premières pages tournées. L’impression que j’avais loupé quelque chose. Du coup, je me suis dit que c’était sûrement la suite et bien non, d’après mes recherches sur Internet il y a bel et bien un seul volume ! À mon goût, on entre dans l’histoire trop rapidement et sans ménagements.

Le début nous montre le jeune couple en train de se balader librement et sans soucis dans la rue. Pourquoi personne ne remarque une momie vivante ? Est-ce que ça a l’air si normal que ça ? En fait ça ne m’a pas convaincue tant que ça… J’aurais d’ailleurs aimé découvrir comment les deux personnages sont tombés amoureux l’un de l’autre.

Je n’ai pas accroché à l’histoire que j’ai trouvé presque et bien trop rapide. À mon avis, c’est le gros inconvénient de cette bande dessinée : tout s’enchaîne à une vitesse et on n’a finalement pas le temps de s’attacher aux personnages ni d’être captivé par l’intrigue. Le dénouement, quant à lui, m’a paru incompréhensible voire absurde.

En revanche, j’ai bien aimé les dessins aux couleurs noires ou sépia très doux et vraiment agréables à regarder.

En quête de sa propre identitié, « La page blanche » (Pénélope Bagieu et Boulet)

LaPageBlancheLa page blanche, Pénélope Bagieu et Boulet

Éd. Delcourt

176 p.

J’ai lu cette bande-dessinée dans le cadre des Baby Challenges 2013 sélection BD. Je ne dirai pas que cela a été une belle découverte puisqu’elle m’a un peu déçue.

On retrouve ici une jeune femme qui se réveille tout d’un coup. Peut-être était-elle submergée par un rêve éveillé, ça on ne le sait pas. Toujours est-il qu’elle est assise sur un banc et qu’elle venait de pleurer. Mais à part ça, qui est-elle ? et que fait-elle à cet endroit ? Autant de questions qu’elle ne réussira à répondre puisque rien ne lui vient en mémoire. Elle ne sait plus non plus qui elle est.

Tout au long de l’ouvrage, on assiste à sa quête d’identité et de ses souvenirs mais en vain.

C’était une lecture agréable et j’ai passé un bon moment. Ceci dit, je me suis ennuyée par moment malgré des passages drôles. Il ne se passe pas vraiment grand chose et la supposée portée philosophique ne m’a pas touchée. Et la fin m’a parue bâclée et m’a laissée sur ma faim !