« Krine T1 », un détective dans un Londres à la fois steampunk et fantastique – Stéphane Tamaillon

krine-tamaillonKrine T1 : Les Pilleurs de cercueils, Stéphane Tamaillon

Éd. Gründ Romans

284 p.

★★★

Londres, 1889. Le détective privé Hector Krine est chargé d’élucider une mystérieuse histoire de vols de cadavres. Son enquête le mène jusqu’au coeur des quartiers populaires de la capitale anglaise, où s’entassent les miséreux et les Grouillants, des créatures surnaturelles débarquées des quatre coins de l’Europe, fuyant les persécutions.
Quand la nécromancienne Hécate, son amour de jeunesse, est assassinée, l’affaire prend pour Krine une tournure très personnelle. Qui est vraiment Matthew ? Que lui veulent cette meute de loups-garous et cet étrange colosse coiffé d’un chapeau melon ? Quels liens les unissent aux pilleurs de cercueils ? Pour le découvrir, Krine va voir se confronter à son passé et accepter ses origines…
Les Pilleurs de cercueils et le premier volet des aventures d’Hector Krine.

Ce qui m’a vraiment plu lorsque j’ai découvert le roman, c’est le cadre dans lequel se déroule l’histoire. Déjà, une histoire de détective, qui plus est dans le Londres du XIXe siècle et le tout dans un univers mêlant fantastique et steampunk ! Trop génial. Je dois dire que l’époque victorienne est un peu mon dada. Pas que je sois incollable dessus, mais j’aime me plonger dans cet univers. Je crois d’ailleurs que c’est Sherlock Holmes et Waterloo Necropolis de Mary Hooper qui ont été les éléments déclencheurs. Et comme je ne suis pas contre découvrir de nouvelles choses, je me suis dit que c’était un bon moyen pour ! C’est un peu comme du 3 en 1 en quelque sorte.

En parlant d’ailleurs de Sherlock Holmes, l’auteur s’inspire de ce personnage et de son univers pour créer son histoire. On retrouve pas mal de clins d’œil comme le numéro de la rue où habite le détective Hector Krine ou encore son acolyte médecin qui n’est autre que Henry Jekyll. Ce qui est drôle dans ce roman c’est que l’auteur n’a pas seulement eu l’idée de piocher dans son univers, mais il intègre d’autres références très connues et des créatures fantastiques. J’ai vraiment apprécié cette originalité et le fait qu’il mélange des éléments d’autres œuvres. C’est comme lorsqu’on se demande ce que ça donnerait si on faisait se rencontrer deux personnages  de fictions différentes. Voilà chose faite !

Mais ce n’est pas le seul point fort de ce roman ! L’auteur instaure également un contexte historique, celui de la capitale anglaise à l’ère victorienne. En plus d’avoir l’impression d’y être, on retrouve ainsi des coins connus de Londres comme le fameux Whitechapel ou encore les Docklands. On sent un peu l’ambiance steampunk, mais pas suffisamment à mon goût. Et c’est dommage ! Malgré cela, c’est un univers riche que nous propose Stéphane Tamaillon.

Malgré tout, j’aurai mis plusieurs semaines pour finir le roman. Le début de ma lecture a été plaisante, je me suis plongée dans ce monde original et riche et plus j’avançais, plus j’avais du mal à poursuivre ma lecture. J’ai quand même réussi à pointer du doigt sur ça et savoir ce qui n’allait pas. Le découpage du roman en plusieurs chapitres très courts m’a vraiment freinée. En 2-3 pages, il est difficile de développer quelque chose et d’accrocher. Et le pire dans tout ça, c’est que le chapitre d’après n’est pas toujours la continuité de ce qui a été raconté avant. Ce qui fait qu’on est brutalement transporté ailleurs alors qu’on commençait à peine à se mettre dans la scène.

J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages. L’auteur ne les a pas beaucoup creusé et restent ainsi fades. Même si Hector Krine est le personnage principal, je n’ai pas réussi à accrocher à son personnage, ni aux autres d’ailleurs. Sauf peut-être Padraig O’Brady le leprechaun que j’ai trouvé assez drôle et le géant au chapeau melon qui a dû faire son apparition 3 fois à tout casser.

J’ai malheureusement vu des coquilles sur les appels de notes, des caractères inversés, etc. Quand c’est une petite maison d’édition, je comprends qu’il puisse y avoir des fautes mais quand c’est une plus grande structure, je pense que ce genre de choses ne devrait pas arriver.

Le dénouement, quant à lui, est trop facile et rapide à mon goût. Pour une histoire de détective et d’enquête, j’ai trouvé que pour le coup Hector n’avait pas trop rempli ses fonctions. Je m’attendais à ce qu’il élucide le mystère de façon ingénieuse. Dommage… Le concept du roman est très original et séduisant mais je sors assez déçue de ma lecture.

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Une réflexion sur “« Krine T1 », un détective dans un Londres à la fois steampunk et fantastique – Stéphane Tamaillon

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