« Cœur rebelle », une romance fougueuse – Victoria Dahl

coeurrebelleCœur rebelle, Victoria Dahl

Éd. Milady

347 p.

Dans l’Angleterre du XIXe siècle, Marissa York est une jeune fille de bonne famille, qui par son caractère un peu trop rebelle se retrouve compromise, après une embarrassante fin de soirée. Son frère, Aidan, lui trouve un prétendant de secours en la personne de Jude Bertrand qui, séduit par le côté impétueux de la demoiselle, se propose de l’épouser afin de sauver sa réputation. Cette idée n’est cependant pas du goût de l’intéressée, qui estime que Jude n’est pas l’homme idéal. Certes, ce n’est pas un gentleman : sa carrure imposante et ses traits grossiers peuvent effrayer de prime abord. Cependant, les opinions et les sentiments peuvent changer.

Et encore une lecture légère ! Je ne sais pas du tout ce qui m’est arrivé mais j’ai subitement eu envie de lire des histoires d’amour durant ces dernières semaines. Comme j’apprécie les fictions historiques, je me suis dit qu’une romance du même genre pouvait être un bon compromis. Alors je me suis jetée sur ce roman bien prometteur !

Jude Bertrand, le prétendant de Marissa, donne le ton dès le début : il se jure de séduire la belle jeune femme qu’il avait déjà remarqué auparavant. Seul bémol, cette dernière est d’un tempérament sauvage. Jude réussira-t-il à conquérir Marissa ? Ou ne serait-ce que le début d’une histoire d’amour impossible ?

Après cette introduction plus qu’intéressante, impossible de ne pas avoir envie de connaître la suite ! Tout ce que je voulais savoir c’est si Marissa tombera amoureuse de lui. Et ce qui est intéressant avec ce roman, c’est qu’on ne sait pas d’avance si l’histoire sera terminera bien ou pas.

L’histoire a donc lieu dans l’Angleterre du XIXe siècle, une époque que j’aime imaginer. Malheureusement, l’auteure n’a pas du tout creusé l’aspect historique et s’est seulement contentée de piocher les aspects les plus basiques qu’on puisse se représenter tels que les vêtements ou les bals. Les éléments qui enchantent en somme ! Même les décors ont été expédiés. D’ailleurs, c’est ce qui m’a le plus déçue car le roman aurait aussi pu être une romance tout court et la dénomination historique est inutile. J’ai eu l’impression que le côté historique a été ajouté seulement pour faire beau ou bien attirer l’attention du lectorat.

Concernant l’intrigue en elle-même, elle tourne juste autour de Marissa et Jude. Étant compromise, sa famille doit étouffer l’affaire en lui trouvant un mari. Il n’y a pas beaucoup de rebondissements si ce n’est quelques passages où la jeune femme est menacée par des lettres anonymes. Certains passages sont longs et j’ai même eu l’impression d’avoir eu du mal à lire tellement c’était lent par moments. On y trouve également des scènes érotiques !

À part ces points négatifs, j’ai passé un agréable moment et apprécié cette romance. Le personnage de Jude est celui que j’ai adoré ! Malgré son apparence peu avantageuse, son côté sensible, non conventionnel et son sens de l’écoute m’ont réellement séduite. Pour ce qui est de Marissa, elle est évidemment superficielle et pleine de contradictions.

Bref, une lecture agréable mais je ne sais pas si je me laisserai tenter par le deuxième tome…

« Syndrome allumage taille cosmos » et dur choix entre trois mecs canons ! – Louise Rennison

syndromeallumageLe journal intime de Georgia Nicolson T5 : Syndrome allumage taille cosmos, Louise Rennison

Éd. Gallimard (Scripto)

233 p.

Tous aux abris ! Georgia aurait-elle perdu le contrôle de son légendaire sex-appeal pour que Dave la Marrade s’entiche d’une rouquine, Mark Grosse-Bouche se permette des familiarités ‒ voire pire ! ‒, et que le voisin Oscar, du haut de ses douze ans, lui fasse des avances pour le moins consternantes ? Au secours !
Mais Georgia déniche un trésor : une bible es garçons ! Et ce n’est sûrement pas ce Transalpin crousti-fondant fraîchement débarqué qui pourra y résister.

Dans ce cinquième tome du journal intime de la drôle Georgia Nicolson, Robbie alias Super canon est parti au pays du Kiwi en folie ! Et le pire dans tout ça, c’est qu’il a l’air de s’y plaire et que Georgia ne lui manque pas tant que cela… Ô malheur ! Mais Georgia ne serait pas Georgia si elle ne trouvait pas un autre beau garçon à admirer. Et pour cause, elle fait la rencontre d’un charmant transalpin qui n’est autre que le nouveau chanteur des Stiff Dylan !

Résumons : entre Robbie, Dave la Marrade et le transalpin alias Scooterino, notre chère British ne sait plus où donner de la tête !

Cela fait des années (plus de 10 ans !) que j’ai découvert les confessions de Georgia, quand je l’empruntais à la bibliothèque de mon quartier. Malheureusement, à un moment je ne trouvais plus la suite ! Et je ne me souviens plus du tout s’il manquait le tome 4 ou 5.

C’est en me promenant dans une librairie d’occasion que j’ai déniché les volumes 5 et 6. Je me suis dit que c’était l’occasion de m’y replonger et voir si je trouvais les pensées de Georgia aussi drôles qu’avant. Tant pis si je n’avais peut-être pas lu le tome 4 !

Dans mes souvenirs, les récits étaient géniaux tout comme les expressions inventées par la protagoniste. Les autres personnages étaient loufoques ! D’ailleurs la palme revenait à M. Porte à côté, le voisin complètement hystérique qui me faisait marrer à chaque fois qu’il pétait un boulon ou encore à Elvis le gardien du collège ! Et ce qui m’intéressait le plus à 12 ans, bien évidemment, c’était les garçons ! J’adorais les découvrir en même temps que Georgia. Ah, sortir avec super canon… le rêve !

Cependant, mon diagnostic est le suivant : je me suis clairement moins bidonnée que lorsque j’étais plus jeune ! C’est peut-être l’âge qui fait ça. Il m’est arrivée de sourire sur certains passages mais rien d’extraordinaire non plus.

Le comportement carrément égoïste de Georgia m’a sauté aux yeux et c’est ce qui m’a le plus rebutée. Pire encore, elle se laisse tripoter par tous les garçons qu’elle croise, à croire qu’elle n’a aucune limite ! Je crois qu’elle ne sait pas du tout ce qu’elle veut. Et c’est très agaçant.

Il ne s’y passe pas grand chose dans ce cinquième tome et il m’est arrivé de m’ennuyer au point d’abandonner le livre pendant quelques jours. Comme toujours, le récit est ponctué par les journées à l’école, les soirées et les garçons. Mais le manque d’action est comblé par l’humour et la fraîcheur de Georgia !

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« Quatre filles et un jean pour toujours », comme une senteur de retrouvailles… (Ann Brashares)

Quatre filles et un jean pour toujours, Ann Brashares

Éd. Gallimard

423 p.

« Tibby, Lena, Carmen et Bridget ont grandi. La vie les a éloignées. Et au-delà de la carrière professionnelle et de leur vie amoureuse, chacune sait que quelque chose leur manque… La proximité qu’elles ont toujours connue jusqu’ici.
Un beau jour, enfin, Tibby qui vit en Australie leur envoie des billets d’avion pour organiser des retrouvailles en Grèces!
Aucune des quatre amies ne se doute à quel point leur vie en sera bouleversée, à jamais…

Ann Brashares fait revivre ses quatre héroïnes mythiques, confrontées aux grandes questions de la vie: l’amitié, la tragédie, la maternité, l’amour… Une lecture chaleureuse et émouvante à savourer à tout âge comme les confidences d’une meilleure amie. »

Mon avis:

Alors que je lisais en parallèle le 1er tome du Journal d’un vampire de L.J. Smith (qui je dois dire est une véritable catastrophe), la lecture du dernier Quatre filles et un jean fut un véritable baume au cœur. Comme toujours l’écriture d’Ann Brashares est toujours aussi fluide et elle transmet les émotions à merveille. Ce que j’aime avec cet auteur, c’est que même si ce sont des romans destinés à un public spécialement féminin, ils ne sont pas pour autant niais et incitent même à la réflexion. On retrouve ici des questions sur la vie, l’amour, l’amitié, soi-même…

Dans ce dernier tome, les quatre filles seront réunies mais un terrible drame va changer le cours des choses. Pour ceux qui souhaiteraient le lire, je vais faire en sorte de ne pas tout vous dévoiler. A partir de là, va suivre un long processus de questionnements et aussi partager les états d’âme des protagonistes. Un roman très intelligent certes mais j’ai trouvé qu’il n’y avait pas assez de rebondissements. C’était calme tout le long et en plus de ça on a à faire à des filles déprimées, seules, déboussolées pendant environ 300 pages. Puis, la fin est venue trop rapidement comme sur un claquement de doigt.

Heureusement la plume de Brashares a su combler ce gros défaut et j’ai quand même pris beaucoup de plaisir à lire à ce dernier tome. Tome qui clos une saga qui a marqué mon adolescence.

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