Aventuriers malgré eux T2 – C. Alexander London

aventuriersmalgreeux2Aventuriers malgré eux T2 : Un lézard, deux lamas, trop de cannibales, C. Alexander London

Éd. Les Grandes Personnes

336 p.

★★★★

Ne pas lire la chronique si vous n’avez pas lu le premier tome ! Il contient un tout petit spoiler !

À force de repousser sans cesse l’écriture de mes chroniques, j’en reviens à les faire de mémoire… avec un vague souvenir de l’histoire !

À la fin du premier tome des aventures des deux jeunes TV-addict, Célia et Oliver sont condamnés à passer toutes leurs prochaines vacances avec Sir Edmund, leur ennemi juré. Pour un tel sacrifice, leur père leur promet l’accès à toutes les chaînes télévisées grâce au câble.

Mais après certains événements, les jumeaux se voient obligés de repartir à l’aventure. Accompagnés cette fois-ci, et pas par n’importe qui ! Le célèbre Corey Brandt, qui n’est autre que leur idole. Moments drôles garantis ! Ils vont, encore, devoir sauver des personnes, défier des pièges et résoudre un grand mystère !

Ce deuxième volume est tout aussi génial et drôle que le précédent. Dans le premier tome, les jumeaux devaient se débrouiller en utilisant les connaissances acquises grâce aux émissions télévisées. En attaquant, ce roman-ci, j’avais peur que l’idée ne soit répétée. Ici, l’auteur ajoute un bonus : l’arrivée de la star Corey Brandt ! J’avais vraiment hâte de voir l’attitude de Célia et d’Oliver à côté de lui et ça promettait de très bons moments. Aussi, les péripéties s’enchaînent et ne manquent pas.

Toujours égaux à eux-mêmes, les deux héros rechignent à quitter leur confortable canapé. Mais face à l’urgence et aux dangers, ils sont pleins de ressources. Mais être habile ou ingénieux ne les intéresse pas pour un sou, seul importe la télévision ! Je dois vous dire que j’adore ces personnages, parce que j’ai toujours eu un faible pour les anti-héros.

J’ai beaucoup ri en lisant ce tome et j’ai hâte de lire la suite (qui m’attend chaudement dans ma bibliothèque !)

 

La Prophétie de Nostradamus – Theresa Breslin

prophetiedenostradamus_breslinLa Prophétie de Nostradamus, Theresa Breslin

Éd. Milan

441 p.

★★★

La religion est un sujet qui m’a toujours fasciné et cet intérêt s’est renforcé lorsque j’ai regardé le film Agora d’Alejandro Amenábar. Si vous ne connaissez pas cette œuvre cinématographique, il s’agit de l’histoire d’Hypatie, philosophe et mathématicienne, durant les premières guerres de religion entre les polythéistes et les monothéistes. C’est un de mes films préférés que je vous recommande absolument ! Alors, quand j’ai vu qu’il était aussi question de religion dans le roman, je me suis dit pourquoi pas. Surtout que j’adore les récits historiques ! Et ici, bien entendu, les conflits concernent catholiques et protestants au XVIe siècle.

Même si La Prophétie de Nostradamus a été le premier livre lu (en entier !) après un désert littéraire, il n’en est pas moins une petite déception. Il n’y a pas beaucoup d’action mais j’ai beaucoup aimé l’univers, que je n’ai eu aucun mal à me représenter. C’est bien cela qui m’a fait accrocher jusqu’à la fin.

L’histoire se déroule en France, au XVIe siècle. Mélisande, fille de ménestrel, tentera de sauver son père emprisonné grâce à l’aide du célèbre Nostradamus. Mais avec ses visions, celui-ci a un tout autre objectif pour la jeune personne : sauver le roi et la France.

Pour une lecture jeunesse, j’ai trouvé qu’il était un peu difficile de saisir le contexte et il faut avoir quelques notions pour bien appréhender l’histoire. En revanche, le roman a eu le mérite d’attiser ma curiosité sur Catherine de Médicis et Nostradamus. Et quelle coïncidence lorsque j’ai commencé à regarder la série Reign de Stephanie Sengtupa où ils y sont également !

Je n’ai pas grand-chose à dire sur le personnage de Mélisande, que je n’ai pas vraiment trouvée attachante ni détestable. Elle se bat pour retrouver une personne qu’elle aime et ce, sans porter une attention particulière à ceux qui l’entourent. Cela m’a agacé au plus haut point ! Certains personnages secondaires sont attachants et ce doivent bien être les seuls… Aussi, l’auteure a tenté d’insérer une histoire d’amour mais qui n’est pas du tout crédible selon moi. Un échec total.

Malheureusement, les 2/3 du roman traînent en longueur. Il ne s’y passe pas grand-chose d’extraordinaire… jusqu’à la dernière partie qui a le mérite d’avoir des rebondissements. Mais encore, tout cela s’enchaîne trop rapidement de façon à ressentir une fin bâclée et vite expédiée.

La Passe-Miroir Livre 1 – Christelle Dabos

lapassemiroir_lesfiancesdelhiver

La Passe-Miroir, Livre 1 : Les fiancés de l’hiver, Christelle Dabos

Éd. Gallimard jeunesse

518 p.

★★★★★

L’histoire se déroule dans un univers imaginaire composé de différents continents ayant chacun leurs propres caractéristiques. Anima est un territoire chaleureux où tous les habitants font partie de la même et grande famille. Chaque personne est dotée d’un pouvoir. C’est de là que vient notre protagoniste Ophélie, jeune femme indépendante et passionnée capable de lire les objets. Alors qu’elle a toujours consacré son précieux temps à son musée, elle se retrouve obligée de quitter sa terre natale pour s’unir avec un homme, du nom de Thorn, qu’elle ne connaît pas. Et d’un tout autre continent… le Pôle. L’environnement de ce dernier est glacial et hostile. Comme si cela ne suffisait pas, les habitants ne voient pas l’union d’Ophélie et de Thorn d’un très bon œil ! Ce qui l’oblige à cacher sa véritable identité…

J’ai bien aimé le premier chapitre qui nous introduit l’univers particulier d’Anima. On découvre un endroit cher à Ophélie, qui est tout simplement le bâtiment des archives de son grand-oncle. L’atmosphère semble reposante et cosy avec un soupçon magique. Tous ces éléments réunis donnent envie de poursuivre notre lecture et d’en apprendre davantage. On entrevoit un pan de la personnalité d’Ophélie : discrète, réfléchie mais attachante.

On apprend dès le début que notre protagoniste va être mariée à  un homme qu’elle ne connaît pas et qu’elle va devoir quitter ses proches ainsi qu’Anima. Mais on ne sait pas pourquoi un tel arrangement a eu lieu… Malgré cette épreuve difficile, Ophélie fait preuve de courage et doit désormais se faire à une toute nouvelle vie, dans un endroit et avec des personnes qui ne lui sont pas familiers.

On découvre ainsi le Pôle qui abrite une capitale bien originale, la Citacielle, puisqu’elle a la particularité de se situer dans le ciel. L’aperçu d’Anima n’est rien comparé à celui de la Citacielle ! C’est un monde vraiment magnifique et fascinant et qui nous étonne à chaque fois qu’un nouvel élément nous est révélé. Je parle surtout des illusions qui constituent la ville. J’ai trouvé ces idées vraiment étonnantes et je ne peux qu’adore l’imagination de Christelle Dabos. En clair, on est plongés dans un univers enchanteur et mystérieux. Un vrai régal !

Tout comme l’environnement et les décors, j’ai aimé les personnages hauts en couleurs quels qu’ils soient. J’ai également trouvé que chacun collait à l’univers d’où ils venaient. Ophélie s’avère finalement être une jeune femme forte et déterminée, ce qui fait d’elle une héroïne remarquable.

Pour le peu de souvenirs qu’il me reste, j’ai trouvé que l’intrigue n’était pas assez présente. Certes on souhaite savoir pourquoi Ophélie a  été choisie pour se marier avec Thorn et c’est tout. D’autres éléments viennent s’y greffer mais on n’en saura pas plus dans ce premier tome. La fin, quant à elle, était un peu décevante à mon goût. Mais je lirai la suite avec plaisir !