« Mon bel oranger », l’heure des confidences… (de Vasconcelos)

Mon bel oranger, José Mauro de Vasconcelos

Éd. Le livre de poche jeunesse

252 p.

« A cinq ans, tout le monde bat Zézé et lui dit qu’il est le diable… Mais, ange ou démon, Zézé a un secret: un oranger, le seul confident de ses rêves, qui l’écoute et lui répond. »

Mon avis:

La première chose que je puis dire c’est que Zézé m’a beaucoup touchée. J’apprécie beaucoup les autobiographies où l’auteur nous raconte leur enfance: en général, à cet âge là, on est d’une naïveté et je trouve que la naïveté d’un enfant est attendrissant.

Dans ce roman qui est en effet autobiographique, José Mauro nous délivre une partie de son enfance au Brésil et plus précisément lorsqu’il avait 5 ans, presque 6. Zézé est d’une lucidité, curieux, intelligent, il connaît des mots qu’aucun autre gamin de son âge devrait connaître et il sait lire. Parce qu’il est blond ou peut-être parce qu’il fait sans cesse des bêtises, on dit de lui qu’il a le diable à l’intérieur de lui. Malgré le fait qu’il soit battu pour tout et rien, Zézé garde son espièglerie et son innocence. Il a tout un univers qu’il partage avec son bel oranger. Mais une rencontre va tout faire basculer…

Je me suis beaucoup attachée à Zézé: il m’a fait sourire avec ses bêtises et il m’a fait pleurer avec ses belles paroles. C’est une triste histoire mais belle… Et quand à la fin de ma lecture, j’ai relu la dédicace de l’auteur pour des personnes décédées (et qui sont mentionnées dans l’histoire) – qui se sont suicidées – ça m’a vraiment chamboulée.