À nous deux, Paris ! – J.P. Nishi

anousdeuxparisÀ nous deux, Paris !, J.P. Nishi

Éd. Philippe Picquier

192 p.

★★★★★

À nous deux, Paris ! est un manga très drôle et intéressant puisqu’on découvre Paris du point de vue d’un Japonais. Celui-ci c’est effectivement l’auteur, Jean-Paul Nishi (qui est en réalité un pseudonyme) ! Il nous raconte son séjour en France sous la forme d’anecdotes qui prennent l’allure d’un carnet de bord.

Jean-Paul Nishi arrive pour la première fois à Paris dans le but d’en savoir plus à propos de la bande dessinée française qu’il affectionne tout particulièrement. Il va y rester assez longtemps pour découvrir la culture locale.

L’introduction de notre auteur n’est pas des plus réjouissantes et pourtant on ne peut s’empêcher d’en rire et même de s’y identifier ! Avec un début pareil, il est impossible de ne pas vouloir savoir ce qu’il se passe par la suite… Tout, et même les sujets auxquels on n’aurait jamais pensé, est abordé ! Cela va des bisous des Français, la phonétique, les soutiens-gorge, le kebab… et j’en passe. Les sujets sont traités toujours avec humour et dérision. On se retrouve parfois dans certaines anecdotes ! J’ai remarqué que Jean-Paul Nishi ne critiquait jamais mais qu’il émettait plutôt des constats. Il fait, pour moi, preuve d’une ouverture d’esprit. J’ai beaucoup aimé ce côté-ci de sa personnalité. Bien évidemment, la gentillesse, la patience et l’humour du personnage/auteur font qu’on éprouve de la sympathie pour lui.

Ce qui est bien avec ce manga c’est qu’on découvre (ou redécouvre) des aspects de la culture française qu’on n’aurait pas remarqué en temps normal. Ici, l’auteur nous apporte un regard extérieur sur nos habitudes et c’est vraiment très intéressant.

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Avec « Le voleur de visages », cachez-vous bien ! (Junji Ito)

Le voleur de visages, Junji Ito

Éd. Tonkam

295 p.

« Une nouvelle fois, Junji Ito vous invite à plonger dans les méandres de la folie humaine. Hystérie collective et phénomènes inexpliqués sont le quotidien des personnages torturés de cet auteur talentueux. Que se passe-t-il lorsqu’une fille dont l’apparence peut changer est exploitée par une lycéenne sans scrupule ? Et si votre propre visage vous poursuivait pour vous offrir le doux réconfort de la mort ? »

Mon avis :

Junji Ito nous offre encore une fois du glauque avec un thème dominant bien intéressant : le visage ! On se retrouve toujours et encore plusieurs petites histoires. Comme par exemple une étudiante qui se fait voler son visage par une camarade de classe très envahissante, des ballons tueurs à l’effigie de chaque personne, le beau-père aux crânes multiples… Ou encore un jeune garçon qui des fils rouges cousus sur sa peau !

J’ai parfois trouvé que les intrigues allaient trop loin, jusqu’à l’improbable. Mais c’est ce qui fait tout le charme de ces histoires fantastiques ! On ne s’y attend pas et on est captivé par la lecture !

Un gamin plus qu’effrayant… « Le journal de Soïchi » (Junji Ito)

Le journal de Soïchi, Junji Ito

Éd. Tonkam

224 p.

« Soïchi est un jeune garçon renfermé et mystérieux. Anémique, il a toujours des clous dans la bouche, soit disant pour combler le manque de fer dans le sang ! Mais cet enfant très capricieux semble également posséder d’étranges pouvoirs vaudous. Et il n’hésite pas à s’en servir contre ceux qui l’énervent, en particulier sa cousine Michina venue passer des vacances en famille… »

Mon avis :

En voilà un autre manga du maître de l’horreur Junji Ito ! Toujours sous la forme de plusieurs histoires, on retrouve cette fois-ci différentes anecdotes lugubres tournant autour d’un certain gamin trop bizarre…

Pas la peine que je vous en dise plus, rien qu’avec le résumé et la couverture vous pouvez deviner quel genre de personnage il est. Soïchi est un jeune garçon assez étrange puisqu’en plus de vivre au sous-sol, il traîne avec des clous dans la bouche. Parce qu’il manque de fer. Et ce n’est pas tout ! Il pratiques des rites bizarres et vraiment machiavéliques.

C’est un garçon diabolique et sans pitié qui effectue ses tours sur n’importe qui, que ce soit sa famille ou autre. Ce personnage m’a vraiment énervée, j’avais vraiment envie de lui en mettre une ! Surtout quand ses proches ne se rendent compte de rien ! En fin de compte, il arrive toujours à s’en tirer.

Les dessins de Junji Ito nous plongent dans une ambiance d’horreur. On est captivé et entraîné dans l’histoire. C’est réussi !