La Passe-Miroir Livre 1 – Christelle Dabos

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La Passe-Miroir, Livre 1 : Les fiancés de l’hiver, Christelle Dabos

Éd. Gallimard jeunesse

518 p.

★★★★★

L’histoire se déroule dans un univers imaginaire composé de différents continents ayant chacun leurs propres caractéristiques. Anima est un territoire chaleureux où tous les habitants font partie de la même et grande famille. Chaque personne est dotée d’un pouvoir. C’est de là que vient notre protagoniste Ophélie, jeune femme indépendante et passionnée capable de lire les objets. Alors qu’elle a toujours consacré son précieux temps à son musée, elle se retrouve obligée de quitter sa terre natale pour s’unir avec un homme, du nom de Thorn, qu’elle ne connaît pas. Et d’un tout autre continent… le Pôle. L’environnement de ce dernier est glacial et hostile. Comme si cela ne suffisait pas, les habitants ne voient pas l’union d’Ophélie et de Thorn d’un très bon œil ! Ce qui l’oblige à cacher sa véritable identité…

J’ai bien aimé le premier chapitre qui nous introduit l’univers particulier d’Anima. On découvre un endroit cher à Ophélie, qui est tout simplement le bâtiment des archives de son grand-oncle. L’atmosphère semble reposante et cosy avec un soupçon magique. Tous ces éléments réunis donnent envie de poursuivre notre lecture et d’en apprendre davantage. On entrevoit un pan de la personnalité d’Ophélie : discrète, réfléchie mais attachante.

On apprend dès le début que notre protagoniste va être mariée à  un homme qu’elle ne connaît pas et qu’elle va devoir quitter ses proches ainsi qu’Anima. Mais on ne sait pas pourquoi un tel arrangement a eu lieu… Malgré cette épreuve difficile, Ophélie fait preuve de courage et doit désormais se faire à une toute nouvelle vie, dans un endroit et avec des personnes qui ne lui sont pas familiers.

On découvre ainsi le Pôle qui abrite une capitale bien originale, la Citacielle, puisqu’elle a la particularité de se situer dans le ciel. L’aperçu d’Anima n’est rien comparé à celui de la Citacielle ! C’est un monde vraiment magnifique et fascinant et qui nous étonne à chaque fois qu’un nouvel élément nous est révélé. Je parle surtout des illusions qui constituent la ville. J’ai trouvé ces idées vraiment étonnantes et je ne peux qu’adore l’imagination de Christelle Dabos. En clair, on est plongés dans un univers enchanteur et mystérieux. Un vrai régal !

Tout comme l’environnement et les décors, j’ai aimé les personnages hauts en couleurs quels qu’ils soient. J’ai également trouvé que chacun collait à l’univers d’où ils venaient. Ophélie s’avère finalement être une jeune femme forte et déterminée, ce qui fait d’elle une héroïne remarquable.

Pour le peu de souvenirs qu’il me reste, j’ai trouvé que l’intrigue n’était pas assez présente. Certes on souhaite savoir pourquoi Ophélie a  été choisie pour se marier avec Thorn et c’est tout. D’autres éléments viennent s’y greffer mais on n’en saura pas plus dans ce premier tome. La fin, quant à elle, était un peu décevante à mon goût. Mais je lirai la suite avec plaisir !

Animale – Victor Dixen

animale_victordixenAnimale, Victor Dixen

Éd. Gallimard Jeunesse

448 p.

★★★★

Je trouve que les réécritures de contes sont très intéressantes si on n’en abuse pas trop. Je commence à redouter le phénomène quand je vois quelques titres qui ont repris des histoires très connues comme Blanche neige ou que sais-je… J’ai peur de constater que certains auteurs n’ont plus trop d’idées. Même si au final l’intrigue vient de leur imagination, la base du récit est déjà posée.

Ainsi, Animale est une belle réécriture d’un célèbre conte. Et rien qu’en lisant le résumé, on arrive à deviner lequel c’est… L’histoire se déroule au XIXe siècle, dans la forêt des Vosges. Dans le couvent Sainte-Ursule se cache Blonde, une jeune fille à la beauté singulière… et qui cache un terrible secret malgré elle.

Un objet, remis par un visiteur inconnu, remettra en question sa propre identité. Qui est-elle vraiment ? Pourquoi a-t-elle toujours vécu au couvent ? Dès lors, la quête de son passé et de sa véritable nature la poussent à partir à l’aventure… soutenue par un beau jeune homme.

Le roman est divisé en quatre parties et chacune commence par un bref extrait du conte duquel il est inspiré. Et il y a un bonus à la fin : la chronologie de la mère de Blonde, qui permet d’avoir une meilleure vue sur son passé.

Malgré mes réticences, j’ai beaucoup apprécié la lecture de ce roman ! Du moins la première partie que j’ai trouvée vraiment exaltante. On part, avec Blonde, à la recherche de son histoire. On a vraiment envie d’en savoir davantage et de percer le mystère qui tourne autour d’elle. Malheureusement, à partir du moment où c’est le cas, j’ai trouvé que le rythme s’essoufflait petit à petit. De telle façon que vers la fin, j’ai eu du mal à achever ma lecture.

De plus, la romance annoncée dans la quatrième de couverture était prometteuse mais n’a pas fonctionné sur moi. Peut-être parce que je n’ai pas du tout été séduite par Gaspard, l’amour de Blonde !

L’écriture et l’univers de Victor Dixen m’a enchantée et m’a transportée. J’ai eu l’impression d’être dans une autre époque, à la fois pleine de mystères et avec un soupçon de romantisme.

« Syndrome allumage taille cosmos » et dur choix entre trois mecs canons ! – Louise Rennison

syndromeallumageLe journal intime de Georgia Nicolson T5 : Syndrome allumage taille cosmos, Louise Rennison

Éd. Gallimard (Scripto)

233 p.

Tous aux abris ! Georgia aurait-elle perdu le contrôle de son légendaire sex-appeal pour que Dave la Marrade s’entiche d’une rouquine, Mark Grosse-Bouche se permette des familiarités ‒ voire pire ! ‒, et que le voisin Oscar, du haut de ses douze ans, lui fasse des avances pour le moins consternantes ? Au secours !
Mais Georgia déniche un trésor : une bible es garçons ! Et ce n’est sûrement pas ce Transalpin crousti-fondant fraîchement débarqué qui pourra y résister.

Dans ce cinquième tome du journal intime de la drôle Georgia Nicolson, Robbie alias Super canon est parti au pays du Kiwi en folie ! Et le pire dans tout ça, c’est qu’il a l’air de s’y plaire et que Georgia ne lui manque pas tant que cela… Ô malheur ! Mais Georgia ne serait pas Georgia si elle ne trouvait pas un autre beau garçon à admirer. Et pour cause, elle fait la rencontre d’un charmant transalpin qui n’est autre que le nouveau chanteur des Stiff Dylan !

Résumons : entre Robbie, Dave la Marrade et le transalpin alias Scooterino, notre chère British ne sait plus où donner de la tête !

Cela fait des années (plus de 10 ans !) que j’ai découvert les confessions de Georgia, quand je l’empruntais à la bibliothèque de mon quartier. Malheureusement, à un moment je ne trouvais plus la suite ! Et je ne me souviens plus du tout s’il manquait le tome 4 ou 5.

C’est en me promenant dans une librairie d’occasion que j’ai déniché les volumes 5 et 6. Je me suis dit que c’était l’occasion de m’y replonger et voir si je trouvais les pensées de Georgia aussi drôles qu’avant. Tant pis si je n’avais peut-être pas lu le tome 4 !

Dans mes souvenirs, les récits étaient géniaux tout comme les expressions inventées par la protagoniste. Les autres personnages étaient loufoques ! D’ailleurs la palme revenait à M. Porte à côté, le voisin complètement hystérique qui me faisait marrer à chaque fois qu’il pétait un boulon ou encore à Elvis le gardien du collège ! Et ce qui m’intéressait le plus à 12 ans, bien évidemment, c’était les garçons ! J’adorais les découvrir en même temps que Georgia. Ah, sortir avec super canon… le rêve !

Cependant, mon diagnostic est le suivant : je me suis clairement moins bidonnée que lorsque j’étais plus jeune ! C’est peut-être l’âge qui fait ça. Il m’est arrivée de sourire sur certains passages mais rien d’extraordinaire non plus.

Le comportement carrément égoïste de Georgia m’a sauté aux yeux et c’est ce qui m’a le plus rebutée. Pire encore, elle se laisse tripoter par tous les garçons qu’elle croise, à croire qu’elle n’a aucune limite ! Je crois qu’elle ne sait pas du tout ce qu’elle veut. Et c’est très agaçant.

Il ne s’y passe pas grand chose dans ce cinquième tome et il m’est arrivé de m’ennuyer au point d’abandonner le livre pendant quelques jours. Comme toujours, le récit est ponctué par les journées à l’école, les soirées et les garçons. Mais le manque d’action est comblé par l’humour et la fraîcheur de Georgia !

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