Le monde en bleu car « Le bleu est une couleur chaude » (Julie Maroh)

le bleuLe bleu est une couleur chaude, Julie Maroh

Éd. Glénat

156 p.

C’est l’histoire de Clémentine, une adolescente comme les autres. Sa rencontre avec Emma fera naître en elle des sentiments plus profonds, plus forts que l’amitié. Mais l’accepter sera difficile pour elle: le regard des gens, le rejet de ses parents et de ses soi-disant amis…  Être ensemble, mais à quel prix?

J’ai adoré cette bande-dessinée simple en apparence mais si subtile et remplie d’émotions. On trouve dès le début Emma qui rend visite seule aux parents de Clémentine. On se demande où est-elle passée, que lui est-il arrivé? Alors on craint le pire. Et notre peur se confirme… Emma nous lit alors son journal intime. Et là on entre dans l’histoire de Clémentine, sa vie, avant qu’elle ne la rencontre et ce qui se passe après. Vous vous en doutez bien, ce sera difficile pour elle d’accepter ce qu’elle ressent par peur du regard des gens. Mais Emma va lui apprendre à se faire confiance et qu’avoir de l’attirance pour le sexe opposé n’a rien d’anormal. Or, elle est en couple avec Sabine depuis des années. Clémentine va en devoir surmonter des peines…

Que dire? C’est une belle histoire sur l’acceptation de soi, sur l’amour. Oui, car les histoires d’amour sont les mêmes même peu importe les sexes: il peut y avoir des peines de coeur, des hauts et des bas. N’importe qui peut rencontrer les mêmes problèmes.

J’ai beaucoup apprécié le style de dessin de l’auteur. Les couleurs restent fades, presque noires et blanc sauf le bleu. Car cette couleur est la couleur préférée de Clémentine: c’est une couleur chaude. Je ne me souviens plus trop de la fin car je n’ai pas la BD avec moi mais il me semble qu’on retrouve de la couleur. J’ai trouvé ce changement intéressant entre un monde morne, triste et ensuite un monde en couleurs.

Une agréable lecture pleine d’émotions.

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Être seul au monde… « Entre les ombres » (Arnaud Boutle)

entre les ombresEntre les ombres, Arnaud Boutle

Éd. Glénat

72 p.

« Après l’apocalypse, je me suis mis à la pêche. »

Résumé:

A Paris, l’apocalypse vient de passer. Il n’y a plus personne. Enfin presque. Juste un homme qui a survécu. Il est maintenant seul au monde, seul avec ses pensées, ses fantômes.

Mon avis:

Le cadre dans lequel se déroule le scénario m’a beaucoup intéressée: que se passerait-il si on était seul au monde? Je sais que personnellement, j’ai très peur de me retrouver seule dans une ville fantôme et avec personne à qui parler.

C’est avec compassion et le cœur noué qu’on suit le quotidien du seul survivant pendant plus de 200 jours (mais ne vous inquiétez pas, on a pas les 200 jours dans sa totalité!). Solitude, monotonie, froid, obscurité sont les mots qui définissent sa vie. L’homme est sans cesse hanté par le passé, les regrets et les souvenirs que lui a laissé la femme de sa vie… Quelle tristesse.

Cette BD m’a fait froid dans le dos dans le sens où je n’aimerais surtout pas être à sa place. Mais le fait d’être dans une ville déserté a bien des avantages: prendre de la nourriture gratuitement au supermarché, prendre des peintures au musée pour décorer sa chambre située dans un magasin de meubles. Chouette! Mais les couleurs ternes, sombres des dessins donnent une ambiance glaciale.

Pour finir, ce n’est pas une lecture joyeuse mais intéressante. J’ai aussi apprécié les dessins et on ressent très bien les émotions du protagoniste.