« Mon bel oranger », l’heure des confidences… (de Vasconcelos)

Mon bel oranger, José Mauro de Vasconcelos

Éd. Le livre de poche jeunesse

252 p.

« A cinq ans, tout le monde bat Zézé et lui dit qu’il est le diable… Mais, ange ou démon, Zézé a un secret: un oranger, le seul confident de ses rêves, qui l’écoute et lui répond. »

Mon avis:

La première chose que je puis dire c’est que Zézé m’a beaucoup touchée. J’apprécie beaucoup les autobiographies où l’auteur nous raconte leur enfance: en général, à cet âge là, on est d’une naïveté et je trouve que la naïveté d’un enfant est attendrissant.

Dans ce roman qui est en effet autobiographique, José Mauro nous délivre une partie de son enfance au Brésil et plus précisément lorsqu’il avait 5 ans, presque 6. Zézé est d’une lucidité, curieux, intelligent, il connaît des mots qu’aucun autre gamin de son âge devrait connaître et il sait lire. Parce qu’il est blond ou peut-être parce qu’il fait sans cesse des bêtises, on dit de lui qu’il a le diable à l’intérieur de lui. Malgré le fait qu’il soit battu pour tout et rien, Zézé garde son espièglerie et son innocence. Il a tout un univers qu’il partage avec son bel oranger. Mais une rencontre va tout faire basculer…

Je me suis beaucoup attachée à Zézé: il m’a fait sourire avec ses bêtises et il m’a fait pleurer avec ses belles paroles. C’est une triste histoire mais belle… Et quand à la fin de ma lecture, j’ai relu la dédicace de l’auteur pour des personnes décédées (et qui sont mentionnées dans l’histoire) – qui se sont suicidées – ça m’a vraiment chamboulée.

« Le perroquet qui bégayait », une affaire pour des détectives en herbe (Alfred Hitchcock)

Les trois jeunes détectives, T2: Le perroquet qui bégayait, Alfred Hitchcock

Éd. Le livre de poche jeunesse

247 p.

Résumé:

Une nouvelle enquête est proposée aux Trois jeunes détectives en herbe: retrouver le cher perroquet d’un ancien comédien. C’est ce qui était prévu au tout début. Mais au fur et à mesure de l’affaire, les trois garçons vont découvrir quelque chose de bien plus mystérieux et plus complexe: ce n’est pas un seul perroquet qui a disparu mais bien plusieurs et ce n’est pas une pure coïncidence! Tous ces perroquets auraient un lien avec un trésor caché par leur ancien maître maintenant décédé.

Mon avis:

Les Trois jeunes détectives ne sont pas détectives amateurs mais bien des professionnels: ils ont leur propre carte de visite mais aussi leur QG. Situé dans la boutique de l’oncle et la tante d’Hannibal, leur coin est un vrai repaire pour détective. Hitchcock leur a confié une mission: retrouver le perroquet d’un certain M. Fentriss. Comme de vrai pros, Peter, Bob et Hannibal vont interroger tout le monde afin de remonter la piste et comprendre pourquoi: un dénommé Silver aurait appris à 7 volatiles plusieurs phrases énigmatiques qui servirait à retrouver un trésor qu’il a enterré… Ils partent donc à la recherche et c’est sans compter la présence d’un célèbre voleur d’art qui va tout faire pour leur en empêcher.

En temps normal, je lis rarement des romans policiers (et même plus jeunes, je m’en souviens n’en avoir jamais lu). Mais en lisant ce livre policier pour jeunes, j’ai bien découvert une chose: qu’en général les adultes adorent les policiers avec une histoire sanglante avec des faits assez étranges. Car ce roman était bien divertissant mais pas assez accrocheur pour moi. Parce que c’est axé jeunesse, je l’ai trouvé trop à terre. Pas assez de suspense et les énigmes n’étaient pas si difficiles que ça. Mais je pardonne, vu que je suis trop vieille pour lire ce genre de roman. Un jour je me frotterai à Umberto Eco et on en reparlera!

Dans la série des Trois jeunes détectives, on retrouve le personnage même de Hitchcock! On le voit interagir avec les garçons à la fin du récit et il décide ou non de publier leur histoire si cette dernière vaut la peine. J’ai trouvé ce côté très sympa.

« Le prince et le pauvre », changement de décor! (Mark Twain)

Le prince et le pauvre, Mark Twain

Éd. Le livre de poche jeunesse

336 p.

Coupdecoeur

Résumé:

Il y a, au sein de la capitale anglaise, deux jeunes garçons que tout oppose: Tom Canty, le pauvre et Édouard Tudor, le prince de Galles. Le premier personnage est un misérable mendiant sous l’ordre de son père. Alors qu’il se fait battre par ce dernier mais aussi sa grand-mère, Tom ne pense pas vivre une dure existence, si ce n’est la faim qui le tiraille chaque jour. En effet, il puise son bonheur dans un autre domaine, celui des contes. Grâce à cela, il s’évade et rêve même d’être un noble. C’est ainsi que Tom souhaite et commence à s’instruire et à parler comme un riche pour s’amuser et partir dans un autre monde. De l’autre côté nous avons, Édouard Tudor, le prince de Galles qui a tout pour lui. Celui-ci rêve de liberté, de jouer dans la boue comme les autres enfants le font.

Alors qu’un jour, Tom décide de faire un tour au palais royal dans l’espoir de voir un prince, son vœu se voit exaucé. Et même mieux, il est invité par le prince à entrer dans la demeure. Tout cela parce que le pauvre a été maltraité par un soldat devant Édouard.

Après quelques paroles échangées, nos deux jeunes garçons décident de changer leur habit pendant un instant. Étrange, ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau! Mais notre jeune prince ne sait pas qu’en sortant de chez lui, il va vivre sa vie de pauvre plus longtemps qu’il ne l’aura pensé.

C’est le début d’une grande aventure pour nos deux jeunes héros…!

Mon avis:

Ce roman est une incroyable découverte! Je connaissais vaguement cette histoire car je savais qu’il existait une version animée.

J’ai été transportée dans les aventures de Tom Canty et Édouard Tudor. Dans quelle situation se sont-ils embarqués? On s’amuse à les voir vivre dans un monde totalement différent de la leur et les situations drôles ne manquent pas. Tom qui ne peut rien faire seul avec tous ses différents valets et Édouard qui s’offense lorsqu’un sujet lui parle vulgairement ou qui s’assied avant lui.

Cette situation dure longtemps car les adultes autour d’eux ne se rendent compte de rien. Et quand les deux protagonistes tentent de dire la vérité, ils pensent simplement que les garçons sont fous. C’est drôle au début mais à la longue, c’est exaspérant, on a l’impression que les adultes ont des œillères!

Les personnages de Tom et Édouard sont très différents mais toutefois attachants: de par leur plus jeune âge, ils font preuve de beaucoup d’empathie. Tom est un grand garçon, il peut faire les choses par lui-même. C’est quelqu’un de très sensé et lorsqu’il a le pouvoir de donner des ordres, il libère les condamnés, jugeant les accusations et les peines trop sévères. Édouard quant à lui, ne cesse de répéter aux vagabonds qu’il est le roi (après la mort de son père Henri VIII) mais personne ne semble le croire et devient la cible de moqueries. Tout au long de son périple, il parvient à témoigner de la compassion pour des personnes emprisonnées pour des délits sordides. J’ai eu un gros coup de cœur pour Tom et Édouard.

C’est pourquoi j’ai attendu la fin avec impatience. J’ai eu envie de savoir comment Édouard a repris son trône et ce qui se serait passé après.

En bref, j’ai plus qu’adoré ce roman ainsi que le style d’écriture de Mark Twain. Et je pense essayer un de ses autres romans plus tard.