« Hunger Games T2 » où Katniss affronte le mécontentement du Capitole… (Suzanne Collins)

hungergames2Hunger Games T2 : L’embrasement, Suzanne Collins

Éd. Pocket

398 p.

Lu en numérique

Impossible que je laisse couler plusieurs semaines après la lecture du premier tome que j’avais adoré ! Il fallait évidemment que je connaisse la suite et aussi avant de visionner la bande-annonce du deuxième film !

Ce fut donc avec enchantement que j’ai retrouvé mes personnages favoris : Katniss et Peeta vivent désormais paisiblement au village des Vainqueurs. Ils ont chacun leur propre maison et rejoignent ainsi Haymitch qui lui, n’a guère changé.

Après la fin de chaque Hunger Games se déroule la Tournée de la Victoire où le gagnant visite chaque district pour des festivités. Cependant, le coup des baies de Katniss a paru comme une révolte aux yeux du Capitole, mais aussi un moyen pour les habitants de Panem de se rebeller. Alors Katniss est mise en garde et doit à tout prix convaincre chaque district que son geste n’était pas significatif. Si elle ne réussit pas, de graves conséquences pourraient s’abattre sur elle et son entourage… Puis comme cela ne suffisait pas, c’est l’année de l’Expiation et le Capitole concocte quelque chose…

Voilà un deuxième tome qui est à la hauteur du premier, c’est ce que je pense en tout cas ! On aurait pu croire que Katniss vivait désormais en paix avec sa famille et ses amis mais il n’en est rien ! Surtout après la mise en garde du maire Snow. La protagoniste va-t-elle réussir à satisfaire ce dernier ? Va-t-elle convaincre les habitants que son geste n’avait été fait que par amour ? Autant de mystères qui nous garde en haleine jusqu’à la fin : le district 13 serait-il encore habité ?

Tout ce qu’on souhaite c’est que ces jeux s’arrêtent, et pour cela il doit y avoir un soulèvement. Mais comment ? Il est difficile lorsque les équipes de pacificateurs sont renforcés. Et avec des révélations telle que la possible existence du district 13 ou encore l’apparition des « alliés » de Katniss. La rébellion se met doucement en marche…

Mais ma plus grande surprise a été l’Expiation ! Je ne vous en dirai pas plus et je dois dire que j’ai vraiment été étonnée  et horrifiée ! Encore une épreuve de plus à passer.

La fin m’a laissée sur ma faim, de façon à ce que je souhaite en savoir plus sur la suite ! Encore une très bonne et délicieuse lecture qui m’a fait passer un très bon moment.

muti2copie

« Hunger Games T1 », une critique de la télé-réalité (Suzanne Collins)

HungerGamesTome1Hunger Games T1, Suzanne Collins

Éd. Pocket

382 p.

Lu en numérique

Je pense qu’un résumé n’est pas nécessaire puisque la plupart des personnes ont vu et/ou lu le livre. Pour faire court, l’histoire se déroule dans un univers futuriste qui s’appelle Panem. Celui-ci est divisé en plusieurs districts distingués par des chiffres allant de 1 à 12 (lié à la richesse, soit du plus riche au plus pauvre) et ayant chacun une spécialité propre : la pêche, le charbon, l’agriculture, etc.

Un jeu télévisé appelé Hunger Games a été créé afin de rappeler à tous les habitant le sang qui a été versé pendant la révolte et afin de faire régner la paix. Ce jeu tant aimé des habitant du Capitole, la capitale de Panem, se déroule chaque année. C’est un événement incontournable. Chaque district devra donner deux tributs : un jeune garçon et une jeune fille qui sont tirés au sort. Les 24 participants s’affrontent ainsi dans un combat à mort. Le dernier survivant gagne une vie prospère…

On suit l’histoire de Katniss Everdeen, une jeune fille courageuse, déterminée et forte. Elle se porte volontaire à la place de sa soeur qui a été désignée.

Bon, pas la peine que je vous en dise plus ! J’arrive un peu comme un cheveu dans la soupe, 50 ans plus tard. Je fais parti de ceux qui a vu le film avant d’avoir lu le livre et pour tout vous dire, j’ai beaucoup aimé ! Il fallait absolument que je le lise, puis je n’avais pas du tout envie d’attendre la sortie du deuxième au cinéma ! J’ai beaucoup plus ressenti le malaise et l’angoisse du jeu en visionnant le film : la peur de mourir, tenter de survivre alors que rien n’est sûr, devoir tuer l’autre tribut de son district, les amants maudits… ! J’étais vraiment sur le qui-vive. Avec le livre, évidemment je savais ce qui allait se passer. Du coup, il n’y avait aucune place pour le suspens mais je l’ai quand même englouti ! Parfois, je me demande si j’aurais ressenti les mêmes choses si j’avais lu le premier tome en avant le film. Peut-être que oui, peut-être que non.

Revenons-en au livre ! Jusque là, parmi toutes les dystopies que j’ai pu lire (pas grand chose soit dit en passant), c’est de loin un de mes préférés. L’auteure nous fait une critique d’un sujet précis : la télé-réalité, à l’instar d’autres ouvrages qui traitent de la société (trop vague à mon goût) ou l’amour (je ne vois pas trop où est le problème). Bref. On retrouve ainsi des références liées à la télé-réalité : le mensonge et la manipulation en sont de bons exemples.

Outre le thème de l’ouvrage, j’ai beaucoup apprécié les personnages principaux hauts en couleur avec des qualités et des faiblesses. Même si le personnage de Katniss ne me déplaît pas, je n’ai pas du tout aimé sa façon de se comporter avec Peeta.

J’ai vraiment passé un bon moment en lisant de livre. Il est très facile et rapide à lire. Je ne me suis pas ennuyée du tout !

muti2copie

jeunessebadgesciencefictionbadge

Quelques leçons de vie avec « Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut » (Mitch Albom)

Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut, Mitch Albom

Éd. Pocket

216 p.

« Pendant des années, le vieil Eddie, petit bonhomme trapu de 83 ans, a veillé au bon fonctionnement des attractions de la fête foraine de Ruby Pier. Comble de l’ironie, c’est ici qu’il vient tout juste de mourir, écrasé sous la nacelle d’un manège alors qu’il tentait de sauver la vie d’une fillette…
Arrivé dans l’au-delà, le défunt se retrouve embarqué sur un vaste océan multicolore et multiforme où, comme dans un rêve éveillé, il va faire cinq rencontres bouleversantes et déterminantes: avec Marguerite, son amour perdu, mais aussi son ancien capitaine d’infanterie, une vieille femme aux cheveux blancs, un mystérieux homme bleu et une toute jeune asiatique détenant, dans ses petits doigts atrocement brûlés, le secret d’Eddie et de sa destinée… »

Mon avis:

La vie d’Eddie se résume en une seule chose: la fête foraine Ruby Pier où il a passé toute sa vie à entretenir les attractions. Il se sentait coincé dans cette vie qu’il n’a jamais voulu, à faire toujours la même chose. Un jour, alors qu’il a essayé de sauver une petite fille d’un terrible accident, Eddie meurt. Peut-être est-ce la toute fin et bien non c’est le commencement de toute une histoire: celle d’un homme qui, à travers la rencontre de plusieurs personnes, va enfin apprendre le sens de sa vie et ainsi mourir en paix avec lui-même. Mais que peuvent bien être les leçons qu’il va apprendre?
Petit à petit, Eddie va connaître le pourquoi du comment et que même si sa vie n’a pas été celle qu’il souhaitait, il comprendra pourquoi ça en été ainsi.

Le récit est bien écrit, ça se lit très vite. Dès le début, l’auteur nous met dans l’action en nous racontant successivement les derniers instants de la vie d’Eddie ou plutôt en compte à rebours. L’auteur tente de nous toucher avec tous ces souvenirs, le passé et cela fonctionne: on en devient nostalgique. Malgré ça, j’ai trouvé le roman un peu trop simpliste et vite expédié. Les leçons qu’apprend Eddie sont brèves et je n’ai pas trop accroché. La preuve, je ne les ai même pas retenues! Autant dire que je n’ai rien retenu de cette lecture, si ce n’est pardonner aux gens qui nous font ou nous ont fait du mal. Dans le roman, Eddie doit pardonner son père pour avoir été indifférent, dur et violent. Il le battait, il le méprisait, il n’essayait pas de le comprendre. Mais une des personnes que rencontre le protagoniste lui dit de pardonner car il ne sait pas quelle personne son père a été auparavant ni ce qu’il a vécu. OR, selon moi, ce n’est pas parce que quelque chose nous a affecté jadis que ça doit se répercuter sur la relation avec ses propres enfants ni avec quiconque d’ailleurs. Ce n’est pas une excuse et je trouve ça inadmissible. Je veux bien concevoir que la bonne parole de l’auteur se veut bienfaitrice ou je ne sais quoi mais il ne faut pas abuser.

Comme dans un autre roman de Mitch Albom, intitulé Pour un jour de plus, le récit est partagé en plusieurs parties distinctes: le présent, les souvenirs et sa vie au Ciel. Les souvenirs sont consacrés aux anniversaires d’Eddie, nous plongeant dans son passé et ainsi découvrir une bribe de sa vie. J’ai trouvé ce roman très similaire à cet autre ouvrage: le personnage principal (un homme), vieux et ayant des regrets ou des remords, les relations difficiles, voire inexistantes entre parents et enfants, le père indifférent et la mère protectrice. Je trouve que ça fait un peu vieux jeu tout ça et ça même gonflée de voir ce schéma répétitif. Je suis déçue de cette lecture.