« Méto T3 » et missions sur le continent – Yves Grevet

9782748508918_1Méto T3 : Le Monde, Yves Grevet

Éd. Syros (Soon)

379 p.

★★★★

De retour à la Maison, Méto est séparé de ses proches et désigné aux yeux de tous comme le « traître ». Mais les César le conduisent bientôt dans une partie de la grande demeure tenue secrète et réservée aux membres du groupe E, une élite chargée d’effectuer des missions sur le continent…

Encore une saga de fini ! Je dois dire que je commence bien l’année. Il me tardait vraiment d’avoir le fin mot de l’histoire.

Attention, pour ceux qui n’ont pas lu le deuxième tome, je vous déconseille de lire ce qui va suivre !

Encore une fois, Méto m’a étonné de son sens de l’amitié et de son courage. C’est un personnage qui m’a marqué et que je n’oublierai pas car il a ses propres valeurs : il n’oublie pas ses amis et les aide jusqu’à la fin, le sens de la justice et de l’égalité, il tient ses promesses, etc. Tout cela a été montré dans le troisième tome de ses aventures qui s’intitule Le Monde. Dès lors, on se doute qu’il va sûrement sortir de l’île et découvrir cet endroit qui lui est étranger.

Ce dernier tome est le moment des révélations. On en apprend plus sur la création d’un tel endroit, sur le passé du protagoniste… ce qui est très intéressant !

Méto est revenu à la case départ c’est-à-dire qu’il est de retour à la Maison après sa malheureuse défaite. Méto ne retourne pas parmi les enfants mais il intègre un groupe de personnes à part. Ce dernier est en réalité le groupe auquel il est destiné depuis le début et qui a des tâches bien spécifiques, à savoir réaliser des missions sur le continent. Méto va user de ce prétexte pour mettre en œuvre son plan…

L’ambiance qui règne dans ce troisième tome n’est pas des plus sereins. Méto est sans cesse rejeté et maltraité par ses nouveaux coéquipiers pour qui il est devenu un traître, la suspicion des César, les règles strictes de la Maison… En lisant ce roman, je n’ai cessé d’être mal à l’aise. Méto noue des liens avec des personnages mais au final on ne sait pas à qui on a à faire ! Sont-ils sincères ou jouent-t-ils seulement un rôle ?

Même si Le Monde n’est pas le tome que j’ai le plus préféré dans la trilogie, il n’en reste pas moins une lecture très agréable. J’ai adoré revenir dans cet univers si particulier et aux personnages attachants. Voilà c’est vraiment la fin ! Je suis vraiment heureuse d’avoir découvert l’histoire de Méto que je n’oublierai pas de sitôt !

« Théa pour l’éternité », et si on arrêtait tout ? – Florence Hinckel

theapourleterniteThéa pour l’éternité, Florence Hinckel

Éd. Syros (Soon)

238 p.

Théa est secrètement amoureuse de Théo, son meilleur ami d’enfance, qui lui préfère la pom-pom girl du lycée. Théa vit seule avec sa mère, une ancienne présentatrice de télévision obnubilée par le souci de paraître jeune. Théa a l’impression que le temps passe trop vite et que les promesses de l’enfance sont déjà loin. Alors, quand le professeur Jones lui propose d’être le plus jeune cobaye d’un programme visant à stopper le vieillissement, Théa décide de saisir cette chance. Le destin hors normes d’une héroïne qui a franchi la limite interdite. Un roman déroutant d’une évidente actualité.

J’ai trouvé cela dommage que la quatrième de couverture nous dise d’emblée sur quoi va porter l’intrigue, c’est-à-dire le fameux programme qui stoppe le vieillissement. Cela aurait été plus intéressant de le découvrir nous-même. Un peu de mystère ne fait pas de mal, surtout que ça permet d’accrocher le lecteur. En gros, il n’y a aucune surprise !

C’est donc le récit d’une jeune fille banale et qui s’appelle Théa. Amoureuse de son meilleur ami Théo, elle découvre elle-même qu’il sort avec la plus belle fille du lycée. Mais sans que l’on sache réellement pourquoi, peut-être à cause de sa mère toujours préoccupée par son apparence ou pour plaire à Théo, la protagoniste a peur du temps qui défile. Peur du temps qui la vieillit et redoute ne plus pouvoir attirer le regard de son ami d’enfance. Alors quand un certain médecin venu de nulle-part lui propose un programme spécial visant à garder sa jeunesse éternellement, Théa ne réfléchit pas à deux fois. Mais son choix aura bien des conséquences…

Ce n’est pas l’histoire de Théa qui m’a le plus marquée mais le projet en lui-même et les questions d’éthique qui en découlent. Je n’ai pas su compatir au destin du personnage tellement elle m’a parue égoïste et exécrable. Certes, personne n’est parfait mais sa façon de réagir et de penser ne m’ont pas du tout plu et je ne me suis donc pas attachée à son personnage. De plus, il n’y a que très peu de personnages qui sortent du lot et qui ont paru digne de sympathie.

Ainsi comme je le disais tout à l’heure, le plus intéressant sont les questions d’éthique que suscite le roman. Peut-on sembler plus jeune que son propre enfant ? Dans ce cas-là c’est toute la structure familiale qui est chamboulée : on ne sait plus qui est l’enfant, le parent et l’aïeul. Mais encore, peut-on vivre plus longtemps que son enfant et plus longtemps que la normale ? Des interrogations auxquelles il est primordial de réfléchir. Même si un certain programme est loin de voir le jour, la dictature de la beauté a fait naître la chirurgie esthétique. On voit bien que l’apparence détient une place importante dans la société et cela pourrait nous pousser à bien pire. Bon je ne vais pas faire dans le débat ou dans la polémique ! Tout ce que je veux dire que c’est que le roman est très intéressant dans le sens où il nous amène à réfléchir sur l’apparence et à nous rendre compte que vouloir modifier la nature n’est pas sans conséquences.

L’histoire est bien écrite et facile à lire. Comme ça fait plus d’un mois que j’ai lu le roman, j’en garde très peu de souvenirs. J’ai passé un bon moment ! L’intrigue tient bien la route excepté l’apparition miracle du professeur Jones dans le bureau de la directrice de Théa. La façon dont il a réussi à la trouve me rend dubitative. En revanche, je ne m’attendais pas du tout à une fin pareille et c’était très décevant ! D’ailleurs, j’ai trouvé la chute un peu trop facile à mon goût !

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