« Ne jamais tomber amoureuse », un roman qui s’attarde sur les fées – Melissa Marr

nejamaistomberNe jamais tomber amoureuse, Melissa Marr

Éd. Wiz Albin Michel

378 p.

Ne pas lui parler. Ne pas le toucher. Ne jamais révéler que je peux le voir.
Elle est fragile et mortelle. Il est cruel et séduisant. Ainsi commence la bouleversante histoire d’amour de Keenan et d’Aislinn.

Avant toute chose, je dois vous avouer que ce qui m’a poussée à lire ce roman a été la couverture. En général je n’apprécie pas tellement qu’il y ait des visages de vraies personnes en première de couverture mais j’ai trouvé le jeu de couleurs intéressant. Mais encore une fois l’adage « ne jamais se fier à la couverture » m’a frappée en plein visage. Tiens, ça m’apprendra à penser comme ça…

Quant au contenu, c’est une toute autre histoire… On connaît tous le monde des vampires et Melissa Marr tente un nouvel univers qui est celui des fées. Je ne m’y attendais pas du tout ! On a donc affaire à une histoire fantastique. C’était loin de ce que j’avais imaginé ! En effet, je croyais que c’était une romance contemporaine…

Le livre commence par un prologue très énigmatique et qui met en avant les deux personnages principaux, à savoir Keenan et Aislinn. On devine que c’est une scène qui se déroule en fait à la fin (ce qui me fait penser à Fascination de Stephenie Meyer). Je ne vous dirai pas ce qu’il s’y passe mais j’ai eu beaucoup de mal à saisir le « truc ». La situation est compliquée à comprendre et j’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois. Mais pire, je m’y suis référée plusieurs fois au cours de ma lecture car j’étais totalement perdue !

Car c’est bien le point faible du roman : Melissa Marr n’explique pas du tout l’enjeu de la situation. D’après ce que j’ai pu comprendre, Keenan est le roi de l’Été et pour pouvoir reprendre ses pouvoirs, il doit trouver l’Élue. Cette dernière pourra éradiquer la méchante reine de l’Hiver Beira et qui n’est autre que la mère de Keenan. L’auteur a certainement beaucoup d’imagination de ce côté là cependant son univers est très mal expliqué et contient des zones floues. Elle nous jette des informations dans la figure sans dire de quoi il s’agit. En effet, pendant environ 150 pages je n’avais toujours rien saisi et j’ai utilisé internet pour démêler tout ça. Au final, je n’avais toujours rien appris de plus et j’ai continué à lire sans vraiment me soucier de l’intrigue tellement ça m’a exaspérée.

Mieux encore, l’histoire tourne autour d’une seule question : Aislinn va-t-elle succomber au charme du ténébreux Keenan ? La plupart du temps il ne se passe rien d’intéressant et c’est redondant à souhait. On a vraiment l’impression de revoir les mêmes scènes ! La fin aurait pu relever le niveau si seulement elle n’était pas aussi médiocre et prévisible. Le dénouement est le seul moment où il y un peu d’action…

Avant que la lecture ne commence à m’agacer, soit avant les 100 premières pages, je trouvais les personnages sympathiques. Seth, le jeune garçon protecteur et mystérieux est devenu inutile et fade tout comme son amie Aislinn, que j’ai trouvée bien molle et indécise. Quant aux autres personnages, ils ne sont pas dignes d’intérêt car ils sont pratiquement survolés. On n’a donc pas le temps de s’intéresser à eux. J’ai eu beaucoup de mal à se présenter l’apparence des différentes fées. Je n’ai pas non plus été troublée par la beauté divine de Keenan. Donia, la fille de l’Hiver, est une exception puisque sa fragilité et sa solidarité font d’elle une personne attachante et touchante.

Même si la lecture est simple, l’écriture de l’auteure est carrément banale ! La plupart des dialogues et narrations sont pauvres et m’ont affligée.

La lecture de ce premier tome ne m’a pas du tout convaincue et je vais m’en rester ici ! C’est dommage que l’univers des fées peut être intéressant s’il est bien exploité, ce qui n’est pas le cas ici !

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